Photos de Silvia Grav
vendredi 12 juillet 2013
mercredi 10 juillet 2013
Vent glacé
L'eau bouillante.
Le bouillon clair.
Les légumes en morceaux mis à cuire dans l'eau et le miso.
De côté, boire, seulement supporter de boire.
Courgette, chouchou, shiitake, algues, ail, siave.
L'eau bouillante.
Le thé.
Le thé noir vanillé, l'ajout de cardamome.
Le thé noir.
Earl Grey.
Sucre roux de canne.
Miel.
Gula.
Lait...
L'eau bouillante.
Le thé.
Le thé vert.
L'himalayen équilibrant.
Les brindilles japonaises rassurantes.
Doux, l'hiver.
Tilleul.
Le lait.
L'amande et le riz.
N'avoir envie que de riz.
La bouillie crème velours rassurante.
Celle qui se mélange aux légumes mixés.
Celle qui fait la sauce crémeuse.
Le mochi.
Enroulé autour des dernières fraises.
A peine sucré, avec du pamplemousse confit.
Parfumé à la prune salée à la réglisse.
La prune regonflée à l'eau bouillante dedans, cuite dans l'eau restante.
Le riz collant sur les doigts.
Mochi... salé.
Soja et sésame.
Croustillant.
Aéré.
Enrobé de nori.
Galettes...
Tartinées de miso et de purée d'amandes, ou saupoudrées de sésame.
Noix de cajou et noisette pas loin.
Mais...
Amande et riz.
Riz et amande.
Lier, délier.
Eau bouillante.
Revenir doucement à la citrouille.
Brèdes autant qu'il y en a, toujours.
Texture en bouche.
Jouer entre le velours et le croquant.
Accorder mon corps à ma soif.
Touche de lait de coco.
Tamarins.
Les doigts sur les longues écorces d'ici, la tête dans les branches de Thaïlande.
Gojis.
Citrons.
Cranberries.
Bonheur de Sapotille.
L'acidité enfantine.
L'explosion de bonheur en bouche.
L'odeur forte, les graines longues.
Papaye, verte et mûre.
Pomme croquante.
Bouillon miso.
Tanguer dans les algues.
Le corps plongé dans le corps des rizières.
Douce amère.
Les mains accrochées aux branches.
Amande.
Douce amère.
Jusque sur la peau.
A aller chercher du dedans la terre, la sève, les branches, les feuilles.
L'eau.
Le bouillon clair.
Les légumes en morceaux mis à cuire dans l'eau et le miso.
De côté, boire, seulement supporter de boire.
Courgette, chouchou, shiitake, algues, ail, siave.
L'eau bouillante.
Le thé.
Le thé noir vanillé, l'ajout de cardamome.
Le thé noir.
Earl Grey.
Sucre roux de canne.
Miel.
Gula.
Lait...
L'eau bouillante.
Le thé.
Le thé vert.
L'himalayen équilibrant.
Les brindilles japonaises rassurantes.
Doux, l'hiver.
Tilleul.
Le lait.
L'amande et le riz.
N'avoir envie que de riz.
La bouillie crème velours rassurante.
Celle qui se mélange aux légumes mixés.
Celle qui fait la sauce crémeuse.
Le mochi.
Enroulé autour des dernières fraises.
A peine sucré, avec du pamplemousse confit.
Parfumé à la prune salée à la réglisse.
La prune regonflée à l'eau bouillante dedans, cuite dans l'eau restante.
Le riz collant sur les doigts.
Mochi... salé.
Soja et sésame.
Croustillant.
Aéré.
Enrobé de nori.
Galettes...
Tartinées de miso et de purée d'amandes, ou saupoudrées de sésame.
Noix de cajou et noisette pas loin.
Mais...
Amande et riz.
Riz et amande.
Lier, délier.
Eau bouillante.
Revenir doucement à la citrouille.
Brèdes autant qu'il y en a, toujours.
Texture en bouche.
Jouer entre le velours et le croquant.
Accorder mon corps à ma soif.
Touche de lait de coco.
Tamarins.
Les doigts sur les longues écorces d'ici, la tête dans les branches de Thaïlande.
Gojis.
Citrons.
Cranberries.
Bonheur de Sapotille.
L'acidité enfantine.
L'explosion de bonheur en bouche.
L'odeur forte, les graines longues.
Papaye, verte et mûre.
Pomme croquante.
Bouillon miso.
Tanguer dans les algues.
Le corps plongé dans le corps des rizières.
Douce amère.
Les mains accrochées aux branches.
Amande.
Douce amère.
Jusque sur la peau.
A aller chercher du dedans la terre, la sève, les branches, les feuilles.
L'eau.
Kukicha...
Un jour, en été, je m'étais rendue chez lui, mais, pour ce qu'il était sorti, je ne l'avais pu voir. Cependant, il y avait là un vase contenant un lotus, de toute beauté:
34
Kite mireba
hito koso miene
iho morite
nihohu hachisu no
hana no tahutosa
Je viens en visite
et personne ne paraît
Gardant le logis
un lotus épanoui
dans sa magnificence
35 (116)
okaheshi (sa réponse):
miahe suru
mono koso nakere
kogame naru
hachisu no hana wo
mitsutsu shinobase
Pour vous faire accueil
je n'avais rien à servir
Dans son petit vase
cette fleur de lotus
admirez-la s'il vous plaît
In La Rosée d'un lotus
de Ryokan et Teishin
34
Kite mireba
hito koso miene
iho morite
nihohu hachisu no
hana no tahutosa
Je viens en visite
et personne ne paraît
Gardant le logis
un lotus épanoui
dans sa magnificence
35 (116)
okaheshi (sa réponse):
miahe suru
mono koso nakere
kogame naru
hachisu no hana wo
mitsutsu shinobase
Pour vous faire accueil
je n'avais rien à servir
Dans son petit vase
cette fleur de lotus
admirez-la s'il vous plaît
In La Rosée d'un lotus
de Ryokan et Teishin
Mickiyuki
[...] on raconte l'histoire du capitaine Fukakusa qui tombe amoureux de la poétesse Ono no Komachi, qui a promis d'être à lui après qu'il sera venu cents nuits la voir; il expire la quatre-vingt-dix-neuvième nuit.
Il est question de ce thème dans les pièces de Nô Kayoi Komachi et Sotoba Komachi.
Dans le Haifu yanagidaru, l'histoire se transforme:
Komachi est courtisane du Yoshiwara dont le registre de clients est bien garni.
Son amant, loin d'être ardent, la néglige, si bien que:
Horecho wo
Kuju ku ya me ni
Keshite oki
La quatre-vingt-dix-neuvième nuit -
Elle le raya
Du registre des amoureux.
La même histoire est parodiée dans le recueil de kobanashi, Kanoko machi:
un homme envoie des billets doux à une dame aristocrate qui lui promet enfin d'être à lui s'il vient la voir tous les soirs pour cent nuits, et il doit confirmer son passage en laissant un signe sur la station de voitures près du portique.
Chaque nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente, l'homme vient laisser son signe; la dame, impressionnée par un tel dévouement, envoie sa servante le convier à sa chambre.
Chose étrange, l'homme hésite et reste quelque peu déconcerté; lorsque la servante le presse, il avoue: "Eh bien, c'est qu'on me paie à la journée pour que j'appose ces marques."
[...]
In Histoire de la Littérature Japonaise
Tome 2 - L'Isolement du XVIIe au XIXe siècle
de Shuichi Kato
Il est question de ce thème dans les pièces de Nô Kayoi Komachi et Sotoba Komachi.
Dans le Haifu yanagidaru, l'histoire se transforme:
Komachi est courtisane du Yoshiwara dont le registre de clients est bien garni.
Son amant, loin d'être ardent, la néglige, si bien que:
Horecho wo
Kuju ku ya me ni
Keshite oki
La quatre-vingt-dix-neuvième nuit -
Elle le raya
Du registre des amoureux.
La même histoire est parodiée dans le recueil de kobanashi, Kanoko machi:
un homme envoie des billets doux à une dame aristocrate qui lui promet enfin d'être à lui s'il vient la voir tous les soirs pour cent nuits, et il doit confirmer son passage en laissant un signe sur la station de voitures près du portique.
Chaque nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente, l'homme vient laisser son signe; la dame, impressionnée par un tel dévouement, envoie sa servante le convier à sa chambre.
Chose étrange, l'homme hésite et reste quelque peu déconcerté; lorsque la servante le presse, il avoue: "Eh bien, c'est qu'on me paie à la journée pour que j'appose ces marques."
[...]
In Histoire de la Littérature Japonaise
Tome 2 - L'Isolement du XVIIe au XIXe siècle
de Shuichi Kato
dimanche 7 juillet 2013
Je suis bien plus délicate que ça
Je suis douceur de coton
loin des dentelles artificielles
des poudres aux yeux
des faux cieux
peau nue
regard clair
lovée dans une étreinte qui n en finit pas de s'étirer
chaque nuit, un nouveau brin de lune pour la resserrer
Fragile et sauvage à la fois...
Kare-kusa no hito omou toki konjiki ni
Quand je pense à mon amour,
les herbes jaunies
paraissent d'or.
Masajo Suzuki
Hoshi
Le fil blanc au bout de mes doigts
La pièce de tissu bleue sombre
Je pense à sa lueur qui embrase l obscurité
Haut dans la nuit
Koishi
Pas de loup
Chuchotis
Percée de jour
Depuis mon corps endormi
Deux bras nus
Battement lent
Calme
Comme l'océan...
Sans trouble en lui
Ochida
Ochida
Ochida...
Feuillages frissonnant
Souffle lent
Souffle court
Amour
Longs pans de toile légère bleu nuit
Odeur de bois
Céramique bleu sombre bleu turquoise sur bois sombre
Dos blanc, dos nu
Un battement de cil
Lotus clos
Dos blanc
Bras nus
Depuis son corps endormi
Bras nus
Cage ouverte
Lueur fragile
Hotaru
Bleu de nuit
Hoshi
Infini
Pluie d'encre
Peau nue
Koishi
Yuruyaka ni kite hito to au hotaru no yo
Je vois un homme,
mon kimono lâche.
Nuit aux lueurs de luciole.
Nobuko Katsura
(1914 - 2004)
[ Pont de Saint Paul, le 5 juillet
Après l'Etang Saint Paul et la Ravine du Bernica ]
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